01 juillet 2009
Chercher à éviter le « Cygne Noir ».
Selon Nassim Nicholas Taleb, le Cygne Noir (Le Cygne Noir, éditeur Les Belles Lettres, Paris 2008) serait l’événement totalement improbable, sinon impossible dans l’esprit des gens et qui surviendrait à l’opposé de ce que l’on a établit en fonction des connaissances passées dont on dispose.
Dans la pratique pour un trader ou un opérateur en bourse, le Cygne Noir est la brusque inversion des cours au-delà des limites de risques que l’on s’est imposé. Autrement dit le Cygne Noir va être défini comme un mouvement des cours en dehors du domaine de probabilité que l’on s’est fixé. Par exemple, si l’on a établit que la fluctuation des cours d’une valeur donnée serait entre 55 et 70 avec une probabilité de 95 %, le Cygne Noir serait la rupture de l’un de ces niveaux. Rupture qui normalement devrait n’avoir qu’une probabilité de 2,5 % d’un coté ou de l’autre. Bien sûr cela vous dit quelque chose. L’utilisation des bandes de Bollinger quand elles sont parallèles vous donne ce type de probabilités.
En principe, vous pouvez jouer en toute confiance, quand sur une unité supérieure, mettons la semaine, vous trouvez des bandes de Bollinger parallèles avec une moyenne plate (voir sur ce même blog les articles Bandes de Bollinger et Chandeliers et la Gestion des risques ) et que sur votre unité de temps opérationnelle, par exemple la journée dans ce cas, votre moyenne de Bollinger va dans le sens de vos prises de position. Votre risque maximum pourrait en toute logique être évalué au niveau des Bandes de Bollinger, plates, sur l’unité supérieure.
Ce serait parfait si les marchés suivaient les règles que voudraient leur voir suivre les traders.
Seulement, voilà, il y les Cygnes Noirs. Des évènements qui en toute logique ne devraient pas survenir et surviennent. Avec des mouvements amples et ruineux pour le trader.
Vous me répondrez que les stops sont là pour éviter cela. C’est exact. Cependant plusieurs problèmes apparaissent :
-Sur les marchés qui ne fonctionnent pas 24 heures Sur 24, les gaps peuvent faire en sorte que les stops se déclenchent et qu’ils soient ensuite retracés.
-Les mouvements erratiques des marchés peuvent faire en sorte que les stops se déclenchent et que le marché retrace immédiatement derrière.
-Qu’un mouvement de panique soit tel que le stop ne fonctionne que très loin derrière.
Pour le trader intraday le principal risque est celui du mouvement erratique (à condition qu’il ait pris ses positions de façon intelligente). C’est un opérateur qui travaille en probabilité, il doit donc prendre en compte la volatilité moyenne sur la période travaillée qui est représentée par exemple par l’Average True Range (AVT) sur 8 à 14 bougies, et le multiplier par 2 ou Par 3 selon le degré de probabilité choisi. Si cela explose, cela fait partie des risques acceptés.
Pour l’opérateur à plus long terme, cette solution peut ne pas fonctionner. Il va devoir se couvrir à l’aide des instruments existants (par exemple trackers, warrants ou option). Mais il ne doit pas le faire n’importe comment. Il faut qu’il choisissent des instruments dont la contrepartie est susceptible d’exister même en cas gros mouvements et dont l’élasticité lui permette de contrer suffisamment sa perte sur l’actif sur lequel il a opéré.
De toute façon, l’opérateur quel qu’il soit, doit garder en tête la possibilité de l’apparition d’un Cygne Noir. C’est faute de ne pas l’avoir fait que la crise financière est arrivée.
02 avril 2009
INTERVIEW VIDEO BRIGNONE SUR LE REVENU.COM
REGARDEZ L'INTERVIEW VIDEO DU 2 AVRIL DE BRIGNONE SUR LE REVENU.COM
LIEN :
09 mars 2009
Bandes de Bollinger et chandeliers japonais : deux outils qui se complètent.
Bandes de Bollinger et chandeliers japonais : deux outils qui se complètent.
L’opérateur boursier avant de prendre position recherche la convergence de plusieurs signaux pour mettre de son coté un maximum de probabilités que le marché aille dans le sens de la position qu’il souhaite prendre.
Dans cet ordre d’idée, l’utilisation concomitante des Bandes de Bollinger et des chandeliers japonais est un outil précieux d’évaluation de la prise de position.
Nous supposons connus, pour cet article, les bandes de Bollinger et les chandeliers japonais. Pour les lecteurs qui voudraient en savoir plus ou s’initier vous pouvez consulter par exemple le site : http://abcbourse.com
Il faut au préalable examiner la forme des bandes de Bollinger .
D’abord la moyenne. Est-elle
plate, ascendante ou descendante ? Son orientation va déterminer la
tendance (sur la période opérationnelle choisie). L’orientation de la moyenne
va aussi orienter la forme et les déformations des Bandes de Bollinger. Et,
donner une idée sur la volatilité sur la période donnée. Par exemple, une
moyenne plate (voir graphique 1) va donner des bandes parallèles, elle-même
plates. Voir ci-dessous à partir du 13 Février .
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Graphique 1
Sans trop d’étonnement, on constate qu’une fois que les cours touchent la bande de Bollinger inférieure, un signe de retournement apparaît sous la forme d’un harami. L’objectif sera dans un premier temps, la moyenne de Bollinger.
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Graphique 2
Sur le Graphique 2 on observe après le resserrement des bandes de Bollinger, la tendance devient baissière, elle fait semblant de se stabiliser mais l’apparition d’un marobozu rouge collant à la Bande supérieure sonne le glas des espoirs. La moyenne redeviendra baissière et les bandes de Bollinger se déforment. Là aussi, le premier objectif est la moyenne et ensuite la bande inférieure.
Conclusion : il est important de regarder si à l’approche d’une bande de Bollinger (Quand celles-ci sont parallèles ou quasi parallèles) ou de la moyenne de Bollinger, on voit apparaître un signe de retournement. Si ce signe est présent, il y a de fortes chances pour que le mouvement s’inverse. Pour avoir plus de confirmation, il est souvent utile de passer à la période supérieure (5 fois l’unité de la période opérationnelle) et à la période inférieure (Unité de la période opérationnelle divisée par 5). La convergence à travers le temps d’information est souvent une confirmation qui permet de prendre des positions avec moins d’émotions.
Pour confirmer les retournements aux points indiqués, les indicateurs techniques se révèlent souvent très utiles.
Pour en savoir plus sur la convergence d’information, venez assister à la conférence qui aura lieu au salon du Trading le 20 Mars 2009. Tous les renseignements sont ci-dessous ou sur http://salonat.com.
Andréa Brignone
17 février 2009
La gestion des risques, élément fondamental des opérations boursières.
Pour de nombreux boursiers, la gestion des risques se résume à la fixation de stops. On confond ainsi un outil avec la méthodologie. En réalité, la gestion de risque doit prendre en compte de nombreux éléments :
-Le niveau de risque à prendre sur un portefeuille ou sur une ou un ensemble de positions doit être tel qu’en cas de réalisation (c'est-à-dire en cas de perte), celui-ci n’obère pas la possibilité de retrouver sa perte. Expliquons nous. Si votre niveau de risque représente 10 % de votre capital, vous avez une chance de récupérer votre perte. (En réalité cela dépendra du rendement statistique de vos opérations). Si votre niveau de risque est de 50% cela sera plus difficile. Donc la première chose à faire consiste à déterminer votre niveau de risque acceptable.
-Ensuite un niveau de risque dépend aussi de la période de détention des actifs ou de la durée d’une position. Pour donner un exemple, si vous jouez sur un indice et que vous déteniez vos positions pendant dix minutes vous pouvez envisager un niveau de risque de quelques dizaines de points. Si vous tenez votre position sur plusieurs jours, vous serez obligé de passer à la centaine de points.
-Finalement le niveau de risque devra tenir compte de la volatilité d’un actif donné, car ne serait que le bruit du marché, peut vous amener à des réactions émotives ou encore à faire dégager vos stops. Dans un article précédent, j’indiquais qu’une des mesures faciles à faire consiste à regarder les bandes de Bollinger quand elles sont plates, et sur une unité de temps donnée.
Dans une gestion de portefeuille à moyen terme, il sera judicieux d’évaluer l’ensemble de ses positions en utilisant les éléments précédents actif par actif et d’en faire ensuite la somme.
Si le niveau de risque dépasse le niveau acceptable, il faudra se débarrasser des actifs les plus risqués.
Dans cette logique, en cas d’augmentation de la volatilité, il faudra réévaluer ses positions. Naturellement, si les achats ont été effectués au plus bas, la volatilité pourra être alors la mesure des profits possibles et la stratégie consistera à mettre des stops au dessous de la volatilité estimée par exemple avec les bandes de Bollinger. (Ou à l’inverse si il s’agit d’une position à la vente).
En conclusion lors du choix de prise d’une position il faut d’abord raisonner « risque » et seulement ensuite « profit ». Si le niveau de risque est acceptable, on regarde alors le niveau de profit possible. Selon le niveau de risque accepté il faudra alors choisir son ratio gain probable /risque probable. Plus votre niveau de risque acceptable sera grand, plus vous devrez prendre un ratio élevé.
16 février 2009
CONFERENCE AU SALON DE L'ANALYSE TECHNIQUE
Vendredi 20 Mars 2009 10h00- 11h00 : Cinéma (durée: 1 heure - accès GRATUIT / FREE event)
Sujet
: " L’analyste détective ou comment obtenir « la conviction intime » par l’analyse technique"
(catégorie 2 - Confirmé)
Conférencier : Andréa Brignone (Tao du Trading)
Description : Comme tout analyste, l’analyste technique se doit d’obtenir une « levée de doute ». Cette levée de doute n’entraîne pas une certitude, mais une probabilité raisonnable de l’estimation.En réalité les marchés parlent à ceux qui savent interpréter leurs signes. Mais la plupart du temps, l’interprétation est liée aux schémas mentaux de l’analyste entraînant le consensus, source d’erreurs
graves (la situation actuelle en est un bon exemple). Pour dépasser ces schémas mentaux, l’analyste doit adopter une attitude semblable à celle du détective, qui ajoutant fait après fait complète le puzzle, sans que son opinion interfère. L’analyse technique par sa diversité de méthode permet d’atteindre une « ultime conviction» à condition d’adopter une démarche rationnelle exempte de tout jugement personnel. Encore faut ‘il utiliser les outils et leur diversité à bon escient, et avoir mis en place une méthodologie rigoureuse qui réduit les marges de l’interprétation. Cette conférence a pour but de montrer comment on peut mettre en place une méthodologie
efficace mais relativement simple.
Invitation gratuite sur http://www.salonat.com
SALON DE L'ANALYSE TECHNIQUE
une production de l'Agence IAT © 2008 - 2010 |
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03 novembre 2008
Nous sommes tous des traders fous…
Dans les périodes de forte volatilité, nous sommes tous tentés de vouloir profiter du mouvement tout en essayant de prendre ses bénéfices le plus vite possible. La conséquence se traduit par de l’overtrading c'est-à-dire par un trading compulsif qui nous conduit à prendre de nombreuses positions dans la journée. Si nous avons été gagnant plusieurs fois de suite il apparaît rapidement un sentiment de sur confiance qui est généralement porteur d’ennuis. En effet, la fatigue aidant on prendra des positions de plus en plus risquées basées uniquement sur les réflexes en négligeant de réfléchir plus en avant. Le summum est atteint quand on ne met plus ses stops ; convaincus de saisir l’essence du marché. Et naturellement la catastrophe arrive à ce moment là. Dans un marché très volatil, les mouvements peuvent démarrer brusquement et on ne sait plus quoi faire, sauf prier. Si on a eu des pertes dans la journée, on veut alors se refaire. Dans ce cas là aussi on va avoir tendance à prendre trop de positions et généralement de plus en plus risquées et de moins en moins motivées.
La troisième situation est celle du trader qui a vu un mouvement important se développer sous ses yeux et qui n’a pas su prendre position au bon moment. Dans ce cas au lieu d’attendre un pull back pour entrer, on se précipite au plus haut et au plus bas et c’est alors que le marché se retourne. Ou encore on cherche le point de retournement, et au moindre pull back on prend position contre la tendance, et le marché repart bien sûr dans la bonne direction : celle de la tendance.
A un moment ou à un autre nous avons tous été des traders fous. Que faire pour éviter cela ?
-Si l’on est gagnant, prendre du temps entre chaque opération et carrément quitter le poste de trading avant de recommencer.
Regarder à ce moment là l’évolution du marché sur la période supérieure (période opérationnelle multipliée par 5)
-Si l’on est perdant procéder de même.
-Ne rentrer que dans des positions qui permettent de placer un stop serré.
-Ne jouer que si la tendance opérationnelle et la tendance supérieure sont dans le même sens.
-Ne jamais oublier avant une prise de position de fixer un objectif, un point d’entrée et un point de fuite (stop).
-Surveiller son plan de trading. Si le résultat a atteint les objectifs de la journée, s’arrêter carrément d’opérer.
-Procéder à de minis exercice de relaxation entre chaque opération : regarder vers le haut, laisser tomber les épaules, respirer avec le ventre, s’étirer etc...
-Ne pas prendre position sur les emballements du marché : c’est le moment où l’on fait des bêtises. Attendre un pull back. Mais attention, dans les marchés volatils, les « pull back » peuvent être sévères et se transformer en inversion de tendance.
-Ecrire avant de prendre position (cours de prise, objectif, fuite), cela fixe les idées et oblige le cerveau à faire une pause. Cela permet aussi de se recadrer avec ses objectifs et avec son système de trading. Tout cela renforce la discipline.
Andréa BRIGNONE
18 octobre 2008
WEBINAIRE DU 31 OCTOBRE A 14 HEURES 30
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Partie I : La psychologiedu traderDans le domaine boursier, il est très souvent dit que "le pire ennemi du trader, c'est lui même". en situation de trade réel étaient bien moindres que lors d'un trade fictif (paper trading) dans lequel il ne subissait pas les pressions psychologiques. lors de ses prises de positions sur le marché.
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17 octobre 2008
WEBINAIRE DU 7 NOVEMBRE A 14 HEURES 30
Partie II : La psychologiedu marchéDans le domaine boursier, le comportement des masses influe souvent l'évolution d'un titre (c'est d'ailleurs l'un des fondements sur lequel est basé l'analyse chartiste). Il devient donc primordial d'appréhender et d'anticiper le comportement de ces masses. psychologie des marchés financiers.
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Trading avec forte volatilité.
Dans les périodes de forte volatilité, les éléments fondamentaux ne jouent pratiquement plus pour un trader. L’essentiel repose sur la façon de jouer c'est-à-dire sur l’habilité du trader.
Voici quelques règles utiles à la protection du capital et de la santé du trader en période de forte volatilité.
1° Ne pas opérer au moment des emballements du marché. Ou alors savoir qu’il faut se réserver des stops relativement larges (à titre d’exemple sur les futures CAC 40 se réserver alors au moins 50 points). Opérer quand le marché semble s’être calmé.
2° Savoir précisément sur quelle période on trade. Si vous jouer à une demi heure, ne pas prendre position et partir à la piscine, vous devez rester devant votre écran.
3° Ne prendre position que sur des points forts du marché, tant à la baisse qu’à la hausse (voir mes autres articles pour la détermination des points forts)
4° Sur les petites périodes (5 à 15 minutes) ne pas faire trop confiance aux indicateurs, la vitesse des mouvements les affolent.
5° Travailler avec des stops courts (ce qui implique de prendre position uniquement sur des points forts ou en touchant des moyennes courtes). Attention aux accélérations.
6°Prenez vos tendances sur votre période opérationnelle et la période supérieure. Elles doivent être dans le même sens, sinon vous risquez gros.
7° Si sur une même période vous avez des moyennes qui vont en sens opposés (par exemple 13 et 40), évitez de prendre position. La volatilité risquera d’être forte. Généralement vous aurez d’ailleurs des signaux contradictoires.
8° Même si vous êtes un minute trader n’enchaînez pas les trades les uns derrières les autres. Surtout si votre opération était négative. Arrêtez vous et prenez le temps de la réflexion en particulier pour vérifiez les tendances supérieures. Aérez-vous. Il s’agit de trader, pas de devenir fou !
Andréa Brignone








